Une innovation au service
de la science des sols

Avant d’être une entreprise, Humeos a été une question de recherche. À l’origine, un chercheur du CIRAD passionné par l’architecture et la dynamique des systèmes racinaires.

Publications
scientifiques

Origine

Sept ans de recherche au CIRAD

Christophe Jourdan est directeur de recherche au CIRAD, au sein de l'unité Eco&Sols à Montpellier. Depuis son recrutement en 1996, il étudie l'architecture et la dynamique des systèmes racinaires sous les tropiques, de la Côte d'Ivoire au Vanuatu, du Sénégal à l'Inde. Trente ans de terrain, avec toujours le même outil de départ : la fosse pédologique.

Creuser pour observer une racine coûte cher, abîme la parcelle, et ne se refait jamais dans les mêmes conditions. Après des centaines de fosses ouvertes à travers le monde, Christophe arrive à la conclusion qui s'impose à tout chercheur de terrain rattrapé par les limites de son propre outil : il fallait en changer.

C’est à partir de 2017, au sein du laboratoire, que Christophe conçoit un capteur optique étanche, pensé pour être enterré durablement et photographier automatiquement l'interface entre le sol, les racines et leurs habitants. Ce capteur sera ensuite baptisée Scanorhize®.

D’écologie racinaire avant le premier prototype

Premier capteur enterré au CIRAD

Capteurs testés sur 4 continents

Ce que la technologie change

Un capteur qui reste en terre change la nature de ce qu'on peut savoir. Trois publications à comité de lecture, construites à partir des données de Scanorhize®, documentent ce que la continuité rend visible.

YOLOv5 · Deep learning

Une faune détectée grâce à un logiciel

Identifier à l'œil les invertébrés du sol sur des milliers d'images est long et sujet à erreur. Une équipe associant Huméos et le CIRAD a entraîné un modèle de deep learning (YOLOv5) à détecter automatiquement ces organismes dans les images du capteur, ouvrant la voie à un comptage systématique, à l'échelle, sans biais d'observateur.

Détection automatiqueYOLOv5CollemboleAcarienFourmiEnchytréideIllustration
16 taxons · 3 mois

Une phénologie, pas un instantané

En photographiant le même point du sol plusieurs fois par jour pendant trois mois, une étude a mis en évidence un pic de croissance racinaire fin mai-début juin, suivi d'un pic de colonisation mycorhizienne à la mi-juin, puis a documenté la phénologie propre de 16 taxons d'invertébrés différents. Rien de tout cela n'est visible sur une mesure ponctuelle.

Même point du sol · 3 moisCroissance racinairefin mai – début juinColonisation mycorhiziennemi-juin3 MOIS16 taxons d'invertébrés, chacun sa propre phénologieSchéma illustratif
85 % du volume perdu à la récolte

Une racine suivie, pas un échantillon détruit

En 2025, une étude a suivi individuellement des racines de leur apparition jusqu'à leur décomposition. Résultat : les racines fines (moins de 0,3 mm) se décomposent plus lentement que les racines épaisses, et 85 % du volume racinaire est déjà perdu à la récolte. Un résultat impossible à obtenir avec les sachets de litière classiques, qui détruisent l'échantillon à chaque mesure.

Suivi individuel des racinesRacine épaisseRacine fine (moins de 0,3 mm)apparitiondécomposition85 %du volume racinairedéjà perduà la récolteSchéma illustratif

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